L’action sociale au coeur de l’amicale à Blanzac

L’action sociale au coeur de l’amicale à Blanzac
03/02/2014

 

Le 03 février à 06h00 par Chantal FOUCAULT

Depuis un an, l’Amicale du temps libre en Blanzacais a ajouté l’action sociale à ses activités. Elle gère l’épicerie et assure des interventions d’urgence.

 

Ramassage de pommes de terre chez André Moreau. Certains bénéficiaires de l’épicerie sociale sont allés donner un coup de main.. PHOTO/Photo CL

Depuis un an, l’Amicale du temps libre en Blanzacais (Atleb) a pris une seconde orientation: l’action sociale. L’Atleb, avant tout connue pour ses activités en direction de la jeunesse, a décidé de créer une épicerie sociale après une étude des besoins du territoire.

Grâce à l’aide du conseil général de la Charente, de la Mutualité sociale agricole (MSA), de la caisse locale du Crédit agricole et de la communauté de communes des 4B, le projet démarre. À ces subventions s’ajoutent les coups de pouce financiers des communes du territoire, à l’exception de Péreuil et Aubeville.

La mairie de Blanzac fournit un local - occupé auparavant par le Secours populaire - et une convention est signée avec la Banque alimentaire. Florence Fauconnier, la directrice de l’amicale laïque, et un groupe de bénévoles s’organisent. Les dossiers administratifs comme les dossiers de surendettement sont traités au pôle multimédia.

Cet endroit distinct permet la confidentialité. Pour Florence Fauconnier, également directrice de l’Atleb, "il faut accompagner les gens pour qu’ils s’en sortent". "Mais nous ne sommes pas là pour nous substituer à une institution."

Obligation de s’investir en retour

L’aide alimentaire est ouverte aux familles ou personnes seules qui répondent à des critères bien précis. Les bénéficiaires participent à hauteur de 2 euros pour la première personne et 0,50 euro par personne supplémentaire. Par exemple, pour 3,50 euros, une famille de quatre personnes reçoit un panier qui lui permet de réaliser cinq repas.

Le partenariat avec la Banque alimentaire a permis pour cette première année de fonctionnement de participer à la collecte nationale des 29 et 30 novembre dernier. En Charente, près de 9 tonnes de dons alimentaires ont été récoltées.

Au Carrefour Contact de Péreuil, bénévoles et bénéficiaires se sont relayés et les résultats ont été très positifs. Toutes les deux semaines, le plein de produits frais s’effectue à Angoulême. Sur le territoire, Stéphane Planet (boulanger) et André Moreau (agriculteur) apportent leur contribution.

Mais il ne faut pas oublier la boutique. Elle complète le service rendu aux familles en précarité, mais pas seulement. On y trouve des vêtements, de la brocante. Deux braderies sont organisées dans l’année et environ 500 kilos de marchandise y sont vendus, ce qui donne de l’autofinancement.

Christelle Foucaud a découvert l’Atleb solidarité à l’occasion des voeux de la commune. Assistante familiale, elle est bénévole dès que son emploi du temps le lui permet. Elle reconnaît que les dons sont nombreux et réguliers. Christian Grenot, également bénévole, trouve que la demande s’accroît. "Et puis les gens viennent chercher le lien social, discuter, échanger." Tous insistent sur le fait que les personnes qui bénéficient de l’épicerie sociale ont l’obligation de s’investir, soit durant la braderie ou alors dans la boutique.

Un rayon mercerie a ainsi été créé. "Dès qu’un vêtement entre, il est recyclé", dit Christelle Foucaud. En 2013, une vingtaine de familles ont régulièrement bénéficié de l’épicerie sociale, mais à cela s’ajoutent les urgences. En ce début d’année, les dossiers sont déjà nombreux et peuvent s’ajouter à tout moment les demandes des municipalités.